17/07/2017

198

La Chronique quotidienne de DAZ, numéro 198. Vu, entendu, eu ou lu le lundi 17 juillet 2017

 

Pour changer, récit d'un lecteur du Sud et néanmoins ami. Depuis longtemps, les pays scandinaves ont légalisé la vente du cannabis. Au même titre que l'alcool et le tabac, l' "herbe" fait partie des produits librement accessibles, et des Etats qui ne sont pas "faux-culs" tolèrent ce que la société consomme. Aux dernières nouvelles, il n'y pas plus de drogués en Hollande et en Suède qu'en Colombie. Timidement, la Suisse suit la voie. Lors d'un récent séjour à Genève, j'ai observé une affichette à l'entrée de nombreux magasins proposant des cigarettes au cannabis. Un grand distributeur helvétique s'est un petit peu fait taper sur les doigts au Tessin en proposant ce produit dopant. Mais ne cachons pas la merde au chat! Ainsi, ce matin, je rentre dans une épicerie bio vendant de tout. Il n'est pas dix heures et la surface est déjà pleine de clients. Je demande haut et fort à la gérante: "Avez-vous des protège-slips? ". Dix paires de "zyeux" se retournent vers moi, observent le silence pendant une fraction de seconde et éclatent de rire. Trente minutes plus tard, j'entre dans une pharmacie. Même topo, la foule et quand arrive mon tour, haut et fort: " Bonjour, avez-vous des capotes et des seringues?". Le moment de silence dure deux fractions de seconde, puis les quidams en quête des médicaments de leur ordonnance éclatent de rire. Un quart d'heure plus tard, les flics arrivent. Ils me placent en comparution immédiate et me conduisent chez le premier Juge d'Instruction qui ne fait pas le pont du 14 juillet. Le type en a visiblement ras-le-bol de toutes ces conneries d'histoires de chiens écrasés qui s'amoncellent sur son bureau, d'autant plus que sa femme est en train de cuisiner un bœuf en daube et qu'il meurt de faim. Et ça tombe bien! Et de préciser: - Monsieur le Juge, les couches sont destinées à enrober mes souris d'agneau lorsque je les saisirai dans de l'huile bouillante afin qu'elles ne croûtent pas, les capotes enfermeront le jus et éclateront à température idéale et les seringues me permettront de piquer la viande pour qu'elle ne s'assèche pas". Le Juge se gratte le menton. Je perçois des gargouillis dans son estomac. Il se veut dubitatif, mais son jugement est rendu. Le magistrat saisit son téléphone: "Chérie, ton bœuf en daube, ce sera pour demain. Aujourd'hui, nous allons déjeuner chez un récalcitrant ".

Note de l'auteur: il est vrai que j'habite non loin de Marseille, mais il est également vrai que cette histoire est presque vraie.

 

Santé et bon appétit!

 

 

DAZ, alias Daniel Zurcher

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