20/12/2017

Mo 354

La Chronique de DAZ

No 354 de mercredi 20 décembre 2017

 

Avant-hier, j'avais cru qu'il n'y avait qu'une seule nouvelle liste des merveilles du monde. En fait, chacun fait un peu la sienne. En voilà une trouvée dans une poubelle du WEB: - 1/La Grande Muraille de Chine. 2/Pétra. 3/Le Christ Rédempteur à Rio de Janeiro. 4/ Le Machu Picchu. 5/Chichen Itza. 6/Le Colisée de Rome. 7/Le Taj Mahal. Bref, ça devient du n'importe quoi…

 

Histoires de bus et dans le bus. Je vous avais bien dit que j'utilisais fréquemment les Transports Publics Genevois. En hiver et dans certains trolleybus vieux ou anciens (selon qu'on est collectionneur ou moderne) il vaut mieux ne pas s'asseoir aux places disposées contre les fenêtres. A      cette place, le chauffage électrique est souvent tellement chaud qu'il vous brûle les pieds, les souliers, les chaussettes et les bas des pantalons. Or donc, je me suis assis sur le siège côté couloir. Au prochain arrêt, un mec monte dans le bus, vient vers moi et me dit: - pourrais-je m'asseoir ici en montrant la place "fenêtre". Je lui réponds: - bien évidemment, Monsieur, faites comme vous voulez. Le gars enjambe des jambes, les miennes et celles de la passagère d'en face, se laisse tomber dans le fauteuil contre la fenêtre et tire avec lui une valise assez lourde qu'il pose sur mes genoux, puis plus rien. Je lui demande alors s'il a l'intention de laisser sa valise sur moi et il me répond: - oh pardon, j'avais pas vu! Où il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir…

 

Le bus 11 arrive à "Queue d'Arve" où j'ai l'intention de descendre. J'ai pour habitude de ne point me lever avant l'arrêt complet du véhicule, comme dans les avions sur les tarmacs. Le bus s'arrête, je me lève, la porte s'ouvre puisque j'avais pressé sur le bouton, tous les arrêts étant maintenant à la demande. Et la porte se referme et le bus repart, sans autre forme de procès, avec moi toujours dedans. J'ai voulu tirer la poignée de secours, mais il n'y en a plus, c'est maintenant un bouton. Si on ne fait pas attention à tout, on est vite perdu…

 

Au retour, je m'assieds et deux quidams prennent palace derrière moi. Un dialogue entre eux s'installe car ils semblaient se connaître mais ne plus s'être vus depuis longtemps. Alors l'un des deux demande à l'autre: - alors comment ça va, tu fais quoi, tu bosses où, ça fait une paye que je ne t'ai pas revu? Et le premier commence à répondre: - ben tu vois, je vais pas trop mal, je bosse à la Ville de Genève, à 80%, je fous pratiquement rien, je ne suis pas surveillé, je fais un peu comme je veux et je suis pas mal payé, alors que demander de plus… J'ai failli la ramener, mais parfois il vaut mieux entendre que de causer!

 

Un arrêt plus loin, un mec monte et s'assied à côté d'un quidam. Que croyez-vous qu'il fît? Ben il sortit son portable et commença à le consulter. Le quidam regarde le portable avec une attention très soutenue, comme s'il voulait en voir le contenu. Au bout d'un moment, le téléphoniste s'interromp et dit au voyeur. - tu veux que je te le prête, t'as pas les moyens de t'en payer un… Dans les bus, les divertissements sont compris dans le prix de l'abonnement ou du billet…

 

Il suffit d'un sourire pour que l'âme entre dans le palais des rêves (Victor Hugo)

 

DAZ (alias Daniel Zurcher)

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