16/01/2018

Les ECHOS # 16

Les ECHOS de DAZ # 016

 

Il faut faire ses expériences quand on est jeune, après, c'est trop tard.

 

Carbure. Il me souvient avoir reçu d'un grand-oncle qui avait été mineur dans le Canton de Berne du côté de Meiringen-Hasliberg une lampe à acétylène. L'acétylène est produit (oui, c'est masculin) par le carbure de calcium mélangé à de l'eau (CHC2 H2O2) ou quelques chose comme ça pour les chimistes.

 

Le carbure est un pierre ou un caillou comme dirait Francis Cabrel que l'on met dans un réservoir (bas de la lampe). Au-dessus, un deuxième réservoir dans lequel on met de l'eau. L'eau coule donc sur le carbure ce qui provoque le gaz et à l'aide d'un bec réglable, l'acétylène sort. Il suffit de l'allumer et on obtient une flamme vive. L'odeur est particulière, mais pas désagréable et ça fonctionne très bien pendant quelques heures.

 

Mais tout ceci pour vous dire que le carbure avait été pendant longtemps utilisé pour se débarrasser des taupes. Il suffisait de mettre un petit bout de carbure à la sortie d'un terrier de taupe, un verre d'eau, de refermer le trou et les taupes quittaient sur-le-champ le terrier ou alors n'en ressortaient pas s'il n'y avait qu'une seule entrée et sortie. C'était dégueulasse, mais les taupes ne faisaient plus de dégâts.

 

Et puis, autre expérience qu'il fallait avoir vécue. Dans le coin où nous passions des vacances, il y avait une source dans la forêt qui créait un petit ruisseau ou un ru qui avait la particularité d'avoir toujours le même débit pendant toute l'année. Ce ru passait même, quelques mètres plus bas, sous la maison que nous louions, et depuis la cave, un regard nous permettait d'en voir son passage, son débit constant et la cave était toujours bien fraîche, surtout pour les bouteilles. Or donc, possesseur de carbure à cause de ladite lampe, une expérience fut tentée en mettant un morceau de carbure dans le ruisseau. La réaction fut immédiate et visible sous la forme de fumée, ou mieux dit de gaz. N'étant pas au bout de nos idées, un briquet mis le feu au gaz, tant et si bien que le ruisseau brûla et ça devint un spectacle hallucinant, une rivière qui brûle. Et soudain, le souvenir du regard du ruisseau dans la cave nous revint et créa une panique. Mais le ruisseau passait et brûlait en même temps… Nous n'avons jamais su si le feu perdura tout le long du ru, qui se jetait dans le Rhône quelques mille mètres d'altitude et 10 kilomètres plus bas.

 

Il me souvient aussi, que plus jeune, j'avais observé parfois des polissions et des mauvais garnements qui, au bord du plus grand lac de Suisse lançaient du carbure aux mouettes. Je ne relaterai pas plus avant la scène, mais ça faisait boum comme aurait dit le fou chantant.. C'est la vie.

   

DAZ, alias Daniel Zurcher

16 janvier 2018

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