05/03/2018

Les Echos # 064

Les ECHOS de DAZ #064

Sous le capitalisme, les gens avaient plus de voitures, sous le communisme, ils avaient plus de places de stationnement! (Winston Churchill) propos aimablement transmis par une fidèle lectrice de l'Est.

 

A défaut de bien circuler en voiture, voici quelques échos concernant les bus genevois qui n'ont pas fonctionné sur certaines lignes dont la # 3 pendant plusieurs heures, les véhicules n'étant pas équipés de pneus d'hiver ou neige. Pourquoi pas de pneus d'hiver au bus? Il paraît que ça coûte trop cher...

 

Bus # 8 dimanche en fin d'après-midi: 3 quidams montent dans le bus au centre ville, mais ils sont fortement avinés et sentent le cigare, le tabac ou la pipe à tel point que les passagers changent de place, non sans faire de remarques du genre: -ah ça pue vraiment alors...

 

Le conducteur du même bus roule à la Fangio pour les anciens, à la Schumacher pour les nostalgiques et à la Hamilton pour les jeunes.

Il y a peu de monde et tous les arrêts ne sont pas desservis selon le nouveau système, pas de sonnette, pas d'arrêt. Puis à Conches, le machiniste s'arrête bien que personne ne descende ou ne monte et coupe le moteur. Au bout de 3 minutes, je demande au conducteur s'il est en panne et sa réponse tout de go: - non, j'ai 5 minutes d'avance sur l'horaire, alors j'attends un peu... Cherchez l'erreur!

 

Tard le soir le bus # 3 roule également vite, à 45 kmh le long du chemin de la Tourelle. A l'arrêt où je descends, je signale gentiment au conducteur qu'il roule vite, et il me répond pince sans rire: - on n'a pas pu rouler pendant 3 jours, alors je me défoule...

 

Puis après l'arrêt, continuant à pied sur quelques mètres, un bus arrêté, sans lumière, sans passager et la conductrice transie de froid attend dehors vaillamment l'arrivée d'un dépanneur. Le dépanneur arrive dans une grosse voiture des TPG, monte dans le bus, tourne quelques boutons et demande à la chauffeuse d'aller remettre les pantographes, ce qu'elle fit avec peine parce qu'il pleuvait dru. Et la lumière revint, le chauffage aussi et tout le tintouin. Le dépanneur demande alors à la machiniste d'enlever le sabot qu'elle avait mis, mais le bus avait probablement quelque peu reculé pendant l'incident et la réparation tant et si bien qu'elle n'arriva pas à l'ôter. Il fallut alors avancer le bus de quelques centimètres pour décoincer le sabot et la dame put enfin, à quatre pattes et toujours sous la flotte et partiellement dans la neige et la gadoue enlever le sabot qui n'était pas d'Hélène. Et elle put repartir avec sa grosse machine, non sans que le dépanneur lui ai signalé: - je te suis avec ma bagnole si jamais tu tombes encore une fois en panne jusqu'à la Jonction. Pas facile, toujours, conductrice de bus...

 

Sur ce, excellente semaine à tous mes lecteurs.

 

DAZ, alias Daniel Zurcher

05 mars 2018

 

| Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

Les commentaires sont fermés.