24/04/2018

No 114

Les ECHOS de DAZ # 114

 

Les voyages forment la jeunesse! (Montaigne)



Eu égard aux magnifiques conditions météorologiques de ce lundi, à mes fonctions de rentier, à mon emploi du temps très libre, j'avais décidé d'aller prendre le repas de midi à Andermatt, pas chez Bernhard Russi, mais plus précisément au Buffet de la Gare que je connais bien. Certes, ça n'est pas la porte d'à côté, mais c'est un établissement impeccable, avec un patron et des serveuses sympathiques et des menus excellents. Bon, juste les vins ne sont pas de mon goût, mais on ne prend pas sa bière à Munich, n'est-il point vrai! Je vais donc utiliser le passé simple dans mon récit puisqu'il semble que la France après l'avoir quasiment supprimé tente de le réintroduire.



J'entrepris donc de retirer une carte journalière CFF et hop dans les transports.: TPG, CFF, Genève, Lausanne, Montreux, Sion pour arriver à Brig avec une dizaine de minutes de retard cause travaux entre Morges et Lausanne. Sur la voie, il y avait des travaux, mais quand on vit que l'autoroute était bloquée entre St Prex et Lausanne, on se dit que les bagnoles avaient certainement pris encore plus de retard.



Dès Brig, c'est le "Matterhorn Gothard Bahn", ancien Furka Oberalp, ça fait plus guindé, n'est-ce pas, qui nécessite parait-il une réservation et un surcoût, mais comme le contrôleur ne parlait que le "Oberwalliser Dûtsch", il ne comprit point mon point de vue et cessa toutes velléités de surenchère face à un ignare qui fit semblant de ne point comprendre son langage. Jouer l'idiot du village, ça paie parfois, et au vu de ce que la carte journalière coûte en Suisse, j'avais semble-t-il suffisamment payé. Faut pas exagérer tout de même... Ceci dit, il reste une quantité de neige énorme dans la Vallée de Conches et celle d'Andermatt et la fonte fera grossir le Rhône ou le Rotte comme ils disent en patois du bled, ou alors la Reuss dès l'autre versant.



A Andermatt, la descente sur Goeschenen fut entreprise dans un convoi datant du siècle passé et ça devait probablement être celui qui avait déraillé il y a peu. Puis j'eus droit aux rames TILO pour Ticino/Lombardi qui me conduisirent jusqu'à Erstfeld, haut lieu plat, comme son nom l'indique, du début ou de la fin de la ligne du Gothard selon le sens où l'on l'emprunte. Il fallut une nouvelle fois changer de train pour poursuivre sur Lucerne non sans un arrêt interminable à Arth ou Goldau. le seul arrêt au monde qui possède deux gares distinctes. Je n'ai, par ailleurs, jamais compris pourquoi on disait Arth-Goldau et pas Goldau-Arth?



A Luzern, j'empruntai le traclet qui passe par L'Emmental, respectivement Trubschachen et Langnau pour saluer les ancêtres d'où je suis originaire et accessoirement un club de hockey sympathique, le SCL Tigers. Il y a lieu de réitérer ici que lorsqu'on se paie une carte journalière, il faut l'amortir, sinon ça n'est point la peine de se la payer.



A Berne, donc, je choisis la variante BLS, une compagnie qui n'a d'autres buts que de concurrencer les CFF et qui est pourtant bien moins bonne, pour rallier Neuchâtel via Kerzers, Ins ou Chiètres et Anet en français dans le texte. Il me plut une nouvelle fois de suivre ce chemin des écoliers que j'avais pratiqué pendant 6 mois lors de mes études passées, et revoir Neuchâtel, ce joujou taillé dans du beurre comme l'avait précisé bien avant moi, Alexandre Dumas, où je naquis.



Puis ce fut un immense et très très long train rapide en provenance de Basel qui me ramena sain et sauf à Genève où le contrôleur m'avertit qu'il fallait descendre dans le sens de la marche, mais comme je suis sorti par l'arrière du wagon, j'ai failli me tromper de sens de sortie.



Voilà, une bonne journée remplie entre 07h01 et 18h45.



Ah, finalement, j'oubliais de vous préciser, le Buffet de la Gare d'Andermatt est fermé le lundi.

 

DAZ, alias Daniel Zurcher

24 avril 2018

 

 

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