01/07/2018

No 182

Les ECHOS de DAZ # 182

 

L'amour platonique est à l'amour charnel que que l'armée de réserve est à l'armée active! (Pierre Dac)

 

Il semblerait que les nouvelles Écoles de recrues dites "light" font hurler les anciens.

 

Par définition, tout ce qui est "light" ou on peut aussi dire léger en français dans le texte est mauvais. Comme je suis un ancien, que j'ai fait plus de 1'200 jours de service militaire depuis 1961, je vais aussi y aller de mon petit couplet.

 

J'ai toujours été pour l'Armée, et je le demeure. Mais je ne hurle pas avec les vieux loups, j'ai écrit loups, pas cons. Tout évolue. Avant on mettait 6 mois pour aller de Genève à Hong kong, maintenant on y va en 13 ou 14 heures en avion. Avant on avait un téléphone fixe par maison et des cabines à tous les carrefours, maintenant chacun a deux portables. Dans le temps on écoutait la radio et maintenant on a tous 350 chaînes de télévision dont on n'en regarde, d'ailleurs que 5 ou 6. Il y a cent ans ou un peu plus, les gens mouraient à 50 ans et maintenant l'espérance de vie est fixée en gros à 83,2 ans (tiens j'y arrive bientôt). Une liste de tous les changements dans tous les domaines ces cinquante dernières années prendrait des allures de dictionnaires en 6 volumes, et encore, sans parler de la médecine. Or donc, tout change, pourquoi l'Armée ne changerait-elle pas? L’École de recrues est qualifiée maintenant de "bisounours" par les vieux croulants qui sont contre tous les changements et qui commencent chaque phrase par: - de mon temps...

 

Certes, des critères doivent rester comme une forme de discipline, un certain drill sur certains appareils sophistiqués pour éviter des bêtises, une certaine présentation correcte, mais sans plus et surtout un équipement adéquat pratique, léger, efficace.

 

Il me souvient par exemple que le premier jours de l’École de recrus, on devait masser les nouvelles chaussures reçues, pendant des heures avec de la graisse parce que le cuir était tellement épais qu'il était totalement rigide. Et même après des heures à frotter et malaxer nos chaussures, lors de la première marche, toute la troupe avait des cloques ou des trucs comme ça. Alors si on peut marcher maintenant avec des chaussures légères, solides, étanches sans se blesser, à la bonne heure. Il me revient aussi à l'esprit certaines contraintes totalement débiles, inutiles, perverses pour ne pas dire sadiques que je n'ai par la suite jamais fait respecter alors même que j'avais gravi quelques échelons ou grades, comme par exemple: - tourner sa brosse à dents dans le rince-bouche du côté de la fenêtre, passer des heures à nettoyer son couteau militaire ce qui faisait que chaque homme en avait deux, un neuf pour l'inspection et un pour utilisation, etc. Ça, c’étaient des emmerdements de première et bravo si on les a enfin supprimés. La suite sera pour un prochain écho.

 

Les belles sorties sur les télévisions: par Olivier Dominik, journaliste et présentateur RTS deux: - c'est sa 101ème sélection à Lloris, c'est-à-dire qu'il en avait cent jusqu'à présent. Oui, oui, bravo; et à la prochaine, il en aura 102, et ainsi de suite...

 

DAZ alias Daniel Zurcher

01 juillet 2018

 

 

 

| Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

Les commentaires sont fermés.