02/09/2018

No 245

Les ECHOS de DAZ # 245

 

Hier, la citation a fait défaut. En voici donc deux, pour compenser, en ce premier dimanche de septembre.

 

La rêverie est le dimanche de la pensée! (Henri-Frédéric Amiel)

 

D'abord les emmerdements s'additionnent  et ensuite ils se multiplient. (Jean-François Deniau)

-absolument rien à voir avec "l'affaire" Pierre Maudet-, mais plutôt avec la suite.

 

Du respect svp!

 

C'est ce qu'on lit et entend sur tous les stades et les patinoires helvétiques avant une rencontre. Alors parlons-en une fois pour de bon.

 

Vendredi soir, comme déjà signalé dans un précédent écho, le club grenat de Servette FC recevait le club vaudois de Lausanne, au Stade de Genève, dont la pelouse n'a plus rien à envier aux "green english". Magnifique!

 

La République entière, ou mieux dit les 7.222 spectateurs se sont indignés lorsque l'arbitre professionnel Sandro Schaerer expulsa, à très juste titre, à la 55ème minute, les joueurs genevois, du moins du club genevois, Alexandre Alphonse et Christopher Mfuyi.

 

Le premier avait commis une grossière faute que l'arbitre sanctionna d'un coup franc direct et d'un avertissement (carton jaune). Pour les non-initiés un carton jaune signifie: - attention, vous venez de dépasser les bornes, ne le refaites pas sinon je vous expulse du terrain. Visiblement le joueur français n'avait pas compris, et pourtant il est professionnel, puisque peu de temps, il s'élança les deux pieds en avant contre un adversaire, commit donc une seconde faute grossière et l'arbitre le fit sortir du terrain sur-le-champ. Bon, c’est du sport, c'est dans le feu de l'action, Servette perdait, on n'excuse pas mais on peut comprendre.

 

Ce qui est, en revanche, totalement incompréhensible, ce fut l'attitude de l'autre expulsé, Mfuyi. Ce joueur qui n'était par ailleurs pas le capitaine de son équipe s'en prit à l'arbitre qui venait de montrer un carton rouge (expulsion) à Alphone. Qu'a-t-il dit à l'homme en noir qui était en fait en jaune, je ne le sais pas attendu que j'étais tout en haut de la tribune principale, mais ce qui est certain, c'est qu'il n'a certainement pas dit au juge: - est-ce que vous êtes certain de votre décision Monsieur l'arbitre?, comme un courageux capitaine eût pu le faire et le dire. Il a sûrement traité l'impartial de noms d'oiseau ou autres, même s'il prétend bien évidemment qu'il n'a rien dit de méchant, et a fait un geste qui montre la tête avec un doigt et qui s'appelle comme le disait ma grand-mère un "doigt d'honneur à la tronche"

 

Et pan, il se prit un carton rouge, synonyme d'expulsion. Et Servette de finir à 9 ce qui n'est plus beaucoup, surtout si l'on perd déjà zéro à un.

 

Du respect svp!, c'est aussi et surtout vis à vis de l'arbitre qui peut se tromper, qui peut n'avoir pas vu ou mal vu, qui est un être humain comme les autres et qui n'est forcément pas un surhomme. Alors, quand il siffle, et qu'on est joueur professionnel, on ferme sa gueule et on agit comme il le demande.

 

Pour avoir fonctionné pendant des décennies à ce poste indispensable mais hélas pas toujours reconnu comme tel, si je m'étais moqué ou si j'avais fait un bras d'honneur chaque fois qu'un joueur ratait un penalty, je serais mort depuis longtemps.

 

Et c'est sur cette maxime:

L'arbitre, c'est quelqu'un qui connaît trop bien les règles pour des joueurs qui ne les connaissent pas assez comme le disant si bien le rugbyman Pierre Albaladejo que nous terminerons cet écho.

 

Excellent dimanche à chacun!

 

DAZ alias Daniel Zurcher

02 septembre 2018

 

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