08/10/2018

No 281

 

Les ECHOS de DAZ # 281

 

C'est dans l'inlassable quête de ses imperfections que l'Homme deviendra parfait! (d'un ami du Sud)

Il est temps de la ressortir puisque ça continue de plus belle: - une course de Formule 1 automobile, c'est 23 bagnoles qui tournent sur un circuit pendant une heure et trente minutes et c'est Mercedes qui gagne...

 

Devant prendre le bus "V" pour Versoix devant la Gare CFF de Cornavin, je fais le pied de grue pare que cette ligne est basée sur un système dit horaire, c'est-à-dire un bus par heure, ce qui n'est guère compétitif pour les TPG. Arrive visiblement d'un train un couple plutôt oriental qui s'arrête juste devant moi et dont les deux se mettent chacun à bricoler leur portable, le tournant dans tous les sens. Au bout d'un certain temps, j'offre mes services en sortant le traditionnel: - bonjour, puis-je vous aider? Le français n'a pas de succès, j'essaie selon mes connaissances en allemand, en schwytzerduetsch, en espagnol, en italien et finalement en anglais et j'obtiens alors un timide de la part de la dame: - no english, chinese! Mes connaissances sino-linguistiques se limitent à "nihao", donc aucune chance d'établir le contact. Et je continue d'attendre le bus pour Versoix et les Chinois continuent eux aussi de tourner leur portable dans tous les sens. Finalement, n'en tenant plus, la dame me montre une adresse sur son androïd que je ne peux évidemment pas lire. Je luis montre alors ma canne blanche pour qu'elle comprenne, et par miracle, elle réussit à faire apparaître sur tout son écran, en immense caractère "RICHMOND HOTEL" Bien que ne fréquentant pas ce genre d'établissement 6 étoiles à Genève, je savais où il se trouve, juste vers le Monument Brunswick. J'ai donc accompagné les Asiatiques jusqu'au début de la rue des Alpes en leur montrant leur chemin à grands coups de gestes. Voilà, mon attente avait au moins eu du bon.

 

Revenant devant l'arrêt du bus "V" qui n'en finissait pas de ne pas venir, cette fois-ci, un homme jeune, sapé nickel s'adresse à son tour à moi en me disant dans un français impeccable: - Monsieur, pouvez-vous me dire où se trouve la gare centrale de Cornavin? Là, c'était plus facile et je lui ai simplement répondu, - mais vous y êtes, Monsieur, en lui montrant où se trouvaient les quais et les voies. Quand je ne saurais plus quoi faire de mes dimanches, je poserai devant la gare pour renseigner les quidams...

 

En rentrant de mon périple, toujours dans le bus "V", une dame qui attendait à l'arrêt "Entrée de Versoix" fait signe au machiniste. Elle lisait un livre. Le bus s'arrête, la dame monte, prend place, trouve un coin pour une immense valise, enlève son sac à dos et reprend son livre illico presto. Elle a réussi à le finir avant Cornavin. Il y a encore des gens qui lisent dans les transports publics genevois autre chose que leurs messages courts sur leur portable. Mais ça devait être la seul de tout ce dimanche!

 

Sur ce, je me demande tous les jourset tout le temps ce que les gens faisaient quand les portables n'existaient pas.

 

Belle semaine à tous.

 

DAZ, alias Daniel Zurcher

08 octobre 2018

 

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