25/10/2018

No 298

Les ECHOS de DAZ No 298

 

Sans coordination, rien de bon! (Proverbe pour les CCA)

 

L'endroit où je réside est constitué d'un grand immeuble, d'un immense parc joliment arborisé et d'un chemin piétonnier. Jusque là, rien d'anormal. Le concierge permanent est préposé entre autres au nettoyage du chemin, alors que le jardinier, épisodiquement, est responsable de la tonte et du balayage

des pelouses. En ce moment, la bise souffle assez fort et comme il y a beaucoup de feuillus, il y a donc aussi beaucoup de feuilles qui ne se ramassent plus à la pelle comme le disait si bien Yves Montand, je crois. Chaque préposé a donc à disposition une souffleuse dont le bruit ressemble à celui d'un décollage d'un vieil aéronef à réaction de l'ancienne URSS. Mais le problème, en l'occurrence, n'est pas le bruit, quoique, mais les souffleuses. En effet, avant hier, le jardinier avait bien soufflé sur la pelouse en mettant quelques feuilles sur le chemin, parce que la souffleuse ne souffle pas toujours comme on aimerait qu'elle souffle. Et hier, le concierge a soufflé sur le chemin remettant les feuilles sur la pelouse. Il m'y aura que la neige pour les départager...

 

Mercredi, vers midi, ligne de bus TPG No 11. A l'arrêt Jonction, le machiniste prend son microphone et déclare tout de go: - il y a un accident devant nous donc je ne desservirai pas les deux prochains arrêts, soit "Queue d'Arve" et "Vernets". Les passagers qui ont prévus d'aller là-bas s'en vont à pied. merci! Bien voyons TPG comme Transports Piétonniers Genevois...

 

A la base, les transports publics des grandes villes avaient chacun une couleur particulière comme d'abord le vert en ensuite le rouge pour Genève, le blanc/bleu pour Lausanne, le bleu pour Zurich, le jaune pour Neuchâtel, etc. Puis, l'Union européenne des transporteurs publics avait décidé que tous les bus et trams de toutes les grandes villes devaient être de couleurs fluo orange. Mais peu jouèrent le jeu et l'on revint aux couleurs bigarrées ou irisées. Puis vint la publicité sur les Transports publics et il est parfois difficile de reconnaître un bus des TPG d'un autocar d'une entreprise privée. Et maintenant qui plus est, la publicité déborde des parties métalliques et se pose même sur les fenêtres des véhicules de telle sorte qu'en tant que passagers, on ne voit plus dehors et l'intérieur s'est vachement assombri. Certes, la publicité, chère, permet de récolter des centaines de milliers de francs aux transporteurs publics, ce qui prouve, si besoin était encore, que le fric est plus important que le confort, et la vision des transportés devient nulle. Alors finalement, si déjà, pourquoi encore mettre des fenêtres à ces véhicules et pourquoi pas ne les construire qu'en métal sur lequel on apposera des affiches plus facilement puisque de toutes façons on ne voit plus dehors. Les Rues Basses à Genève avaient leurs hommes sandwich, elle trouveront maintenant des TPG sandwich...

 

DAZ, alias Daniel Zurcher

25 octobre 2018

 

| Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

Les commentaires sont fermés.