23/11/2018

No 327

 

Les ECHOS de DAZ No 327

 

Les impressions, c'est le cancer de l'objectivité! (Jean-Michel Wyl)

 

mais encore, et à choix:

 

L'objectivité, c'est l'excellence de la rationalité! (Elhadjiyouga Sarr)

 

Avec l'apparition des réseaux sociaux et des sites ayant trait à la restauration comme Trip-Advisor, la Fourchette, i-taste ou encore resto-rang et bien d'autres, il est devenu coutumier de faire part de ses expériences suite à un repas dans des estaminets, des bistronomiques ou des gastronomiques. Certes, le jugement est facile quand tout était bien. Mais ça n'est pas toujours le cas. Intervient alors la critique qui devrait être objective, mais c'est difficile de ne pas devenir subjectif, parfois. Ces derniers temps, des commentateurs ont été interpellés par la Police suite à des plaintes de restaurateurs qui ne supportaient pas la publication des critiques négatives. Faisant partie des épicuriens qui aiment signifier à des amis, des connaissances ou des membres de sa famille que tel et tel établissement était bien, il faut savoir demeurer critique, mais poli et évidemment objectif. Il faut par ailleurs toujours mentionner la date du commentaire, parce que le personnel de cuisine et de service change parfois et prend aussi congé d'où de grandes différences possibles. On peut dire d'un potage qu'il n'a pas plu, qu'il était trop salé, qu'il n'avait pas de goût, mais balancer: - la soupe était dégueulasse n'est pas de mise. Il en va de même avec le personnel: - mentionner que le tablier de la serveuse était sale est possible, mais ajouter qu'elle avait un gros nez ou de petits seins est détestable. Il ne faut pas non plus oublier de faire la différence, comme beaucoup d'enfants, et d'ailleurs aussi d'adultes, entre: - je n'aime pas ou bien: - ça n'est pas bon! Finalement les commentaires publiés un peu partout et même ailleurs devraient avoir la même devise que le sport: - du respect, svp! Hélas, même en sport, ça n'est pas toujours le cas.

 

La presse et la télévision nous bombardent ces temps de publicités à l'occasion du "Black Friday" dont je vous avais parlé récemment. Quand on voit que certains produits sont vendus pendant quelques jours avec 50% de rabais, que des voitures neuves sont cédées avec 30% de bonus, et même 70% chez un marchand de meubles, on est obligé de se dire que certains commerçants doivent s'en mettre plein les poches les autres jours, sachant que même un juif, un arabe ou un libanais ne vend à perte... Il me rappelle qu'il y a quelques semaines, passant dans un grand centre commercial commençant par C et finissant par P, j'avais aperçu un quidam qui remplissait son immense caddy ou chariot en français avec des dizaines de six-packs de bière à qui j'avais gentiment fait la remarque: - ben vous avez l'air d'avoir soif! et qui m'avait répondu: - non, mais quand elle est à 50%, je fais mon stock. J'suis pas con tout de même, avait-il ajouté. Ben, il avait bien raison le quidam...

 

Maudet, toujours Maudet, encore Maudet! C'est à se demander de quoi parleraient les gens en ce moment s'il n'y avait pas cette affaire et de quoi seraient remplis nos quotidiens ou autres journaux télévisés. Bon, vous allez dire que j'en fais de même, alors j'arrête pour ce vendredi.

 

DAZ, alias Daniel Zurcher

23 novembre 2018

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