13/12/2018

No 347

Les ECHOS de DAZ No 347

 

On contrôle l'accès aux avions, mais personne ne contrôle l'accès aux aéroports! Cherchez l'erreur! (Alain Bauer)

 

Me plaignant des casseurs dans les manifestations, un lecteur et néanmoins ami du Sud, qui sait de quoi il parle, précise: - En ce qui concerne les casseurs des manifs, on parle souvent des « black bloc ». L’avantage quand on parle des black blocs, c’est qu’on peut en dire ce que l’on veut car leur système est tellement éphémère que personne ne peut prétendre connaître leur caractéristique. Il faut savoir qu’ils refusent d’adhérer à une quelconque idéologie; ils sont toutefois issus des milieux écologiques, gauche, anarchistes ou adhèrent au départ à leurs idées. Il n’y a pas d’organisation labellisée, de fiche, de cotisation, mais en revanche une utilisation performante de moyens de mobilisation, en évolution et adaptation permanente. En général, leurs actions s’effectuent les jours fériés ou congés du samedi, car la plupart ont un travail, tout comme les hooligans pour le sport. Ils agissent en mercenaire, sans devoir de fidélité à une quelconque mouvance. Mais, fort souvent, les organisateurs espèrent les avoir dans les manifs car, bien que cela puisse sembler paradoxal, ils leur rendent un immense service par une forte pression exercée par le peuple sur le pouvoir, qui peut devenir sensible à la cause initiale, ou, pour éviter d’autres casses, cède aux revendications de base. C’est un peu ce qui s’est passé en France ces dernières semaines. Ils recherchent la confrontation avec la police, ce qu’ont très bien compris les chefs tactiques en charge du maintien de l’ordre public. En revanche, par leur détermination et leur "professionnalisme" ils arrivent fort souvent à s’exfiltrer des lieux et échappent ainsi à une arrestation. On entend même des observateurs dire: - de tous temps il y a eu des contestations de rue, plus ou moins violentes...  Ceux qui l’affirment légitiment les actions black bloc. Le soir ou le lendemain des émeutes, ils reprennent leur train-train quotidien de bon employé ou cadre, car ils n’existent plus en tant que membre du black bloc.

 

DAZ, alias Daniel Zurcher

13 décembre 2018

 

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