No 349

Les ECHOS de DAZ No 349

 

Le bon sens, c'est ce qui permet d'être écouté quand vous n'êtes pas intelligent! (Frédéric Dard)

 

La peine de mort

Avant, dans presque tous les pays, et notamment en France, il existait la peine de mort. Elle a été supprimée en 1981 à la suite de l'intervention du Ministre de la Justice d'alors, Robert Badinter et d'une décision de l'Assemblée nationale par, en gros, 350 voix contre 120. C'était une bonne chose, annihilant ainsi les risques d'erreurs judiciaires, quoique, dans certains cas comme les tueurs et violeurs de jeunes enfants, on pourrait discuter...

 

En Suisse, la peine de mort n'était pas appliquée pour des délits de droit commun, mais seulement dans le cadre du Code pénal militaire pour trahison, par exemple.

 

Or donc, si la peine de mort a disparu officiellement des peines contenues dans le Code pénal, elle a réapparu depuis un certain temps sous une autre forme plus rapide. Certes, quand on traque un bandit ou un malfrat qui a tué sans raison apparente 3 innocents passant dans des rues près d'un Marché de Noël et blessé plusieurs autres quidams, la Police se doit de le rechercher, ce qu'elle a fait en l'occurrence. Finissant par enfin le trouver après 48 heures, le djihadiste effronté, ou soi-disant tel, s'est permis de tirer sur les flics, ce qui ne se fait pas. Et les flics, RAID, GIGN, GIPN, BRI, j'en passe et des meilleurs, tous équipés d'armes de précision avec optique de tir sophistiqué l'ont abattu en plein cœur ou en pleine tronche alors qu'ils auraient certainement pu tirer ailleurs avec de tels systèmes de visée. Dans les genoux, ça doit faire très mal et on ne court plus pendant un certain temps. Ces gendarmes et autres policiers ont des armes tellement précises qu'ils arrivent à viser le tertius ou centrus (3ème doigt de pied ou orteil depuis le halux (premier) à 150 mètres de distance.

 

Mais pour en finir une fois pour toutes, pour éviter des procès coûteux, longs, lancinants, pour ne pas incarcérer un dangereux révolutionnaire pendant des dizaines d'années ou à vie, et pour éviter des coûts de détention, de médecine, de psychiatrie, et d'autres, on fait "tabula rasa", on tue et c'est fini. Point barre... Donc la Justice a foutu le camp, comme souvent, et la peine de mort est revenue, sans procès, sans tambour ni trompette.

 

Je ne me prononcerai pas sur la justesse de cette façon de faire, bien trop difficile à expliciter, mais punir de la mort sans Justice ne me semble pas concorder avec les lois en vigueur. Et même si beaucoup disent qu'ils ont bien fait de descendre cet épouvantable personnage et d'autres crient au scandale. C'est la vie!

 

Bon, ça n'était pas drôle comme sujet, c'est bientôt Noël, mais ça n'est pas une raison suffisante pour ne pas en parler.

Dont acte!

 

DAZ, alias Daniel Zurcher

15 décembre 2018

 

Lien permanent 0 commentaire

Les commentaires sont fermés.