No 365

Les ECHOS de DAZ No 365 et dernier de 2018

 

La langue française est une eau pure que les écrivains maniérés n'ont jamais pu et ne pourront jamais troubler! (Guy de Maupassant)

 

Nouveauté de la langue français: listicle, nom masculin qui provient de liste et d'article. C'est devenu courant dans les journaux et chaque fois qu'il y a une catastrophe quelque part, on écrit un article avec une liste de toutes les catastrophes de ce genre. (Selon Défense du français).

 

Dans un autre ordre d'idée, le verbe intransitif amarsir a également fait son apparition. Le 26 novembre 2018, après 7 mois de voyages et quelques 55 millions de kilomètres parcourus, une sonde de la NASA nommée "Insight" s'est posée sur Mars. On avait atterrir, alunir, amerrir (pour un hydravion). On aura peut-être bientôt: - avénusir pour Vénus et ajupiterir pour Jupiter. On n'arrêtera donc jamais le progrès et la progression de notre belle langue.

Mes propos d'hier sur le "Sennenbrot" ont fait coulé beaucoup d'encre par mes lecteurs d'origine outre-Sarine dont un mentionne:

A mon humble avis, "Sennen" en français ne signifie point  alpage, comme tu le préconises). Mais c’est le pluriel de Senn, soit l’équivalent de Hirt =  pasteur  ou  berger .

Ton pain est donc un pain des bergers , cuit au four à pierre. Par contre  un alpage est  une Sennerei où l’on produit généralement du fromage. Mes connaissances de la langue suisse-alémanique sont évidemment moindres que celles de mon ami interlocuteur, donc je ne battrai pas à ce sujet.Mais il n'en demeure pas moins qu'en français, un mayen est un pâturage ou une habitation...

 

Et encore ceux d'un autre lecteur de l'Est de la Suisse qui précise: - Petite Correction: Senn = Berger;   au pluriel: Sennen = Bergers

soit du 'Sennenbrot' = Pain des bergers et on pas des mayens.

 

Et puisque c'était la Restauration hier, un mot à ce sujet d'un ami du Sud: - on oublie fort souvent à Genève que nous devons notre indépendance de la France au comte Ferdinand von Bubna (d’où le passage à Genève entre le boulevard Helvétique et les Glacis-de-Rive), comte autrichien, général de l’armée de l'Empire austro-hongrois. Il était à la tête des troupes qui ont libéré notre chère ville le 30 décembre 1813. Genève, alors chef-lieu du département du Léman, était occupée depuis 1798. Dès lors, Genève se tourna du côté des Suisses et fut rattachée à la Confédération le 19 mai 1915 (et non le 1er juin…) sur décision des participants au Congrès de Vienne. On était devenu le 22e canton suisse! Voilà pour la petite (ou grande) Histoire genevoise...

 

Sur ce, beau réveillon à tous!

 

DAZ, alias Daniel Zurcher

31 décembre 2018

 

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