01/01/2019

No 001

Les ECHOS de DAZ No 001 et premier de 2019

 

Le divertissement est le meilleur régime contre le poids de l'existence! (Franck Dhumes)

 

Bon, c'est reparti pour une année pour autant qu'on y arrive. Ça n'est pas toujours évident de remettre l'ouvrage sur le métier 365 jours par an et heureusement, 2019 n'est pas bissextile. Quant aux éventuelles erreurs, fautes d’orthographe, de grammaire ou de syntaxe, n'y attachez pas trop d'importance, je dicte et la machine écrit, avec parfois des bugs, non des punaises. Je ne peux plus tout voir...

 

Le nouveau mot de la langue française amarsir a créé des commentaires dont en voici un d'un ami du Sud: - en ce qui concerne les nouveautés de la langue française, je trouve que l’apparition du mot ”amarsir” est totalement irréfléchie.

 

En1969, un vieux prof de français du collège nous avait alors dit que l’Académie française allait probablement garder le terme ”atterrir” pour toutes les planètes; à l’époque la NASA programmait ses conquêtes spatiales et ses vols vers la Lune. Pourquoi? "Tout simplement parce que nous n’arriverions pas à attribuer un mot à toutes les nouvelles planètes qui allaient probablement être découvertes…”  Eh bien notre prof avait raison; pour la Lune ou Mars, cela va encore, mais, dans l’absolu, que dira-t-on pour 51 Pegasi b (découverte par des Suisses), ou KEPLER-438B, ou HD-188753AB, ou GLIESE-581C? Certes nous ne poserons pas sur ces exoplanètes en 2019, mais ne mettons pas nos descendants dans l’embarras! Tout a fait juste ce commentaire...

 

Et le pain du mayen ou Sennenbrot rejaillit. Un lecteur du Sud précise encore:

Après avoir lu les propos a propos de "Senn", je me suis précipité sur mon dico (D-F) pour trouver l'information que voici:

Senn~~~Senner = vacher

puis: Senne = lande, bruyère

puis: Senne rei= vacherie, chalet

puis: Sennerin = vacherie

On est donc toujours loin du mayen en français...

 

Et d'une autre lectrice, qui plus est traductrice: à propos de Sennenbrot. Il n'est pas vraiment correct de traduire Senn par berger ou pasteur. Le Senn

(féminin Sennin) est essentiellement le berger d'alpage (pas de plaine), associé à la transhumance (alpage, mayen). Rien à voir avec le pastoralisme (pasteur est donc totalement inusité en Suisse,dans cette acception) tel qu'il est pratiqué dans les sociétés nomades. Selon les us et coutumes régionaux suisses, Senn se traduit, entre autres, par: armailli, vacher, berger d'alpage et depuis quelques années: alpagistes (sic!). En ce qui concerne le nom d'un pain, le traducteur - d'entente avec le détenteur de la marque - peut s'éloigner légèrement de la traduction littérale tout en respectant le sens et le concept originels. Dans cet ordre d'idées, les appellations "Pain du mayen", "Pain d'alpage" ne sont pas du tout incorrectes. "Pain des armaillis" est trop fribourgeois. "Pain du vacher" n'est pas attractif. "Pain du berger" serait le plus intéressant. Mais il faut absolument conserver la notion d'alpage qui fait l'une des deux

particularités essentielles de ce pain. Or, "Pain du berger d'alpage" aurait donné : "Pain du berger d'alpage du four... etc." - L'horreur. Et surtout trop long pour un marketing efficace. Ce qui m'amène à la deuxième partie de l'appellation (2e élément essentiel) également très mal restituée: Steinofen.

La traduction Migros: Pain du mayen du four à pierre. Quel massacre! Premièrement: Steinofen est un four EN pierre (et non pas à). Et

deuxièmement, deux fois du, sans même une virgule. Pour faire au mieux, il fallait traduire :

"Pain du mayen, cuit au four en pierre" Mais quand on veut faire toujours plus court, toujours plus vite... Tel était mon petit grain de sel dans votre pain du mayen.

 

Bonne année à tous!

 

DAZ, alias Daniel Zurcher

01 janvier 2019

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