No 034

Les ECHOS de DAZ No 034

 

Neil pour œil, dent pour dent! La peine doit être égale au crime, c'est la loi du Talion!

 

L'histoire n'est pas récente, mais elle est néanmoins vraie. Ça n'est pas non plus droit la situation météorologique qu'il faut pour la raconter, mais elle m'est revenue à l'esprit hier soir en visionnant quelque peu une émission de télévision ayant trait à des des vétérinaires devant soigner des vaches qui avaient avalés des bouteilles de plastic et des canettes de bière.

 

Or donc, une famille genevoise s'était rendue dans le Jura bernois pour y effectuer un grand pique-nique avec barbecue, jeux divers, couvertures pour la sieste, etc, bref la totale et s'était installée à l'intérieur d'un magnifique pâturage dans un joli cadre. Quand les participants s'en allèrent, ils laissèrent comme ça se faisait à l'époque les nombreux déchets résiduels de la manifestation allant des bouteilles en verre et en plastic, des papiers gras, des restants de braises, bref, j'en passe et des meilleurs.

 

Malheureusement pour eux, ils avaient été repérés par un voisin du propriétaire du terrain où s'était déroulée la manifestation dominicale. Plutôt que d'avertir la Police ou un quelconque garde-champêtre du lieu, le paysan jurassien décida de se revancher lui-même.

 

Il enquêta donc pour savoir quels étaient les gens qui avaient abusé de son terrain et surtout qui avaient tout laissé sur place, et grâce aux plaques minéralogiques et à quelques informations, il trouva rapidement qu'il s'agissait de deux chefs de rayons d'un grand commerce dont des meubles de la Ville de Genève dont nous ne citerons pas le nom, mais qui à l'époque commençait par Pla... et finissait par ...7, ou quelque chose comme ça.

 

L'agriculteur lésé réunit donc une bonne partie de sa famille, et un mercredi après-midi décida tout de go de se rendre à Genève dans ledit magasin, non sans avoir préparé plusieurs produits et boissons nécessaires à un bon repas. Arrivés sur place, ils se rendirent au 4ème étage du magasin en question, choisirent un beau coin où était installé un magnifique salon avec table, chaises, couverts, verres, nappe, sceau à glace, bref, la totale et se mirent à festoyer dignement, à 6, puisqu'il y avait six chaises autour de la table.

 

Inutile de dire qu'au bout d'un instant, un vendeur (à l'époque, il y avait encore des vendeurs dans les magasins) s'est étonné, a rouspété et a déclaré qu'il allait chercher les chefs de rayons. Ces derniers ne tardèrent pas à venir et c'est le moment que choisit le paysan et sa famille attablés pour signifier aux deux chefs qu'ils leur rendaient aimablement la pareille puisqu'il y avait une quinzaine de jours ils étaient venus festoyer dans son champ en laissant tous les détritus et autres conteneurs de boisson sur place.

 

L'agriculteur donna le signe de départ à sa petite troupe en laissant également tout sur place et en disant aux deux chefs de rayons: - ben voilà, ça fait une à un, on vous laisse débarrasser!

 

 

DAZ, alias Daniel Zurcher

03 février 2019

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