No 038

Les ECHOS de DAZ No 038


Il y a encore une grande vie après le sport! (Patrice Morisod)

 

Les derniers propos au sujet du "self scanning" ont créé des réactions dont en voici une intéressante d'une fidèle lectrice et néanmoins amie: - Que penser du self scanning? Pour ma part, j’appelle cette méthode, "scanner à chômage". Ces outils ont été très bien conçus pour que les clients gagnent du temps sans doute, si on y croit vraiment, mais ils suppriment combien de postes de caissières qui risquent bien de se retrouver au chômage. Et quand le scanner est en panne, on est bien content de trouver caissier ou caissière! J’aime le contact avec ces personnes, aussi les personnes qui me précèdent ou me suivent quand il y a la file. Peut être rétrograde dira-t-on! Possible. Mais j’avais juste envie de le dire. Cette amie a tout à fait raison sur le risque de suppression des caissières qui crée du chômage, mais les "scans", leur pose, leur entretien, leur réparation ne se font pas tout seul et ont créé des postes de travail qui n'existaient pas. C'est ce qui s'appelle des transferts de profession. Le fait de savoir avec cet appareil où on en est exactement dans le total des achats est une bonne chose qui n'existe pas autrement ou alors difficilement réalisable de tête. Partisan de cette méthode, je n'ai jamais du attendre une seconde pour quitter le magasin alors qu'avec le système à caissière, on attend souvent longtemps dans les files de chalands qui ont des "caddies" pleins. Quant aux caissières, je ne sais pas si le fait de passer manuellement cent mille produits par jour devant un "scan" est très gratifiant après 40 ans de services, fussent-ils bons et loyaux? Finalement, le "self scanning" nécessite aussi des contrôles pour éviter les fraudes qui sont effectués par d'ex-caissières. Donc encore un transfert de fonction... Il me souvient au vu de mon grand âge que du temps de la CGTE, il y avait un mécanicien et un contrôleur par tram ou wagon, soit souvent 4 personnes pour un convoi. Maintenant il n'y a plus que le machiniste et tout va bien aussi. C'est le progrès...

 

On entend souvent qu'il faut favoriser les ventes directes par exemple à la ferme ou chez les producteurs et boycotter les supermarchés. Dans le quartier de Budé, il y a une ferme qui vend directement ses produits, ou disons une partie de sa production. Parce que des oranges, des mandarines, des ananas, des kakis et autres raifort, gingembre, citrons ou yuzu, je n'en ai jamais vu dans leurs jardins. Qui plus est, les prix pratiqués chez ces fournisseurs sont beaucoup plus élevés que dans les grands centres de distribution. D'aucuns diront que les produits de ces établissement sont généralement biologiques, quoique la culture bio soit tout à fait relative. Mais du bio, il y en a aussi chez Migros, Coop, Aldi, Lidl et autres Carrefour.

 

Les belles sorties de nos télévisions. France 2, lundi, 17h15, dans Affaire conclue, un vendeur à qui la présentatrice demande la profession répond: - paludier!

Et Sophie Davant de répondre: - c'est quoi ça? Je ne suis pas originaire de Guérande, mais je savais qu'un paludier, c'est un gars qui s'occupe du sel dans les marais salants. Ah la culture générale, ça manque de plus en plus...

 

et sur RTS deux, ce mercredi midi lors d'un slalom géant au Mondiaux de ski en Suède, sauf erreur, par John Nicolet, journaliste sportif: - c'est celui qui fera le moins de faute qui gagnera! Et oui, celui qui fait des fautes n'est jamais le meilleur...

 

DAZ, alias Daniel Zurcher

07 février 2019

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