19/07/2017

No 200

La Chronique quotidienne de DAZ, numéro 200. Vu, entendu, eu ou lu le mercredi 19 juillet 2017

 

Et oui, c'est déjà la deux centième chronique de l'année. Comme le temps passe, n'est-ce pas…

 

Je m'étonne souvent de la pauvreté des paroles de certaines chansons actuelles et à la mode où le gars répète tout bêtement 50 fois la même phrase. Que sont devenus les Brassens, Férat, Brel et autre, j'en passe et des meilleurs…

 

Suivi quelque peu deux rencontres de la Coupe d'Europe de football des dames aux Pays-Bas qui a commencé hier. Ces dames ne jouent pas trop mal quoique bien plus lentement que les hommes. En revanche, elles ont copié toutes les sales habitudes des mecs comme par exemple: pousser ou retenir l'adversaire, retenir par le maillot, critiquer les décisions des arbitres, faire le mort quand elles tombent et se relever ensuite pour courir comme Usaïn Bolt, dans le but de gagner quelques secondes, se moucher à l'italienne, être recouvertes de tatouages, porter des souliers de couleurs vives et voyants, faire des gestes douteux ou religieux après avoir marqué un but, cracher, etc. Finalement, il n'y a que les couilles qu'elles ne se grattent pas et pour cause. Un joueur qui crache sur le terrain de jeu, c'est pas beau à voir, mais quand ce sont des femmes, c'est franchement dég. Ai aussi observé celles qui se coiffaient pendant la rencontre, mais ça, ça existe aussi chez les hommes. Etonnant de voir comme ces dames ont copié les mauvaises habitudes mais pas les bonnes.

 

Dans les expressions quelque peu exagérées, entendu hier sur France Télévision par le journaliste Cédric Vasseur: - c'est une allure extrêmement intensément rapide… Donc ça devait aller vachement vite!

 

D'un autre reporter suisse, lui, Romain     Roseng, de la Radio Télévision Suisse romande:- il a fait un dérapement. Ce terme, jamais entendu jusque là, est synonyme de dérapage selon certains dictionnaires de seconde zone. A quand les dérapements contrôlés en Formule + automobile?

 

Et ça sera tout pour ce mercredi matin. N'oubliez pas de boire, fait chaud…

 

 

Il n'y a rien de mal à imiter, l'essentiel est de savoir pourquoi on le fait. (Constantin Fédine)

 

DAZ, alias Daniel Zurcher

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18/07/2017

No 199

La Chronique quotidienne de DAZ, numéro 199. Vu, entendu, eu ou lu le mardi 18 juillet 2017

 

Port Choiseul à Versoix. Observé un matelot d'eau douce qui est monté au sommet d'un grand mât sur un grand voilier. Il cherchait visiblement à réparer la flèche ou la fusée du mât, mais je ne connais pas toute la terminologie marine. Bref, le gars monte comme un singe et s'est assuré non pas par un harnais, mais par un cordage attaché autour de la taille. Et ce qui devait arriver arriva, le haut du mât se cassa et le gars redescendit encore plus vite qu'il n'était monté. Mais s'assurer uniquement par la taille n'est pas une solution idoine parce qu'après une chute d'une dizaine de mètres, le nœud coulant se resserre et l'estomac sort par l'œsophage. Encore un petit déjeuner de perdu…

 

Entendu sur RTS un, de Daniel Attenza, le consultant cycliste du Tour de France: - Au sommet de la côte, ça ne redescend pas! En fait, c'est une côte infinie…

 

Je me demande tous les jours pourquoi les speakerines qui donnent la météo sur les chaînes télévisées nous parlent d'abord du temps qu'il a fait aujourd'hui. Tout le monde sait le temps qu'il a fait le jour même, sauf les spéléologues, évidemment aurait dit Brassens…

 

Dans un grand reportage sur la Formule 1 automobile, Sébastien Vettel, un des pilotes de Ferrari se plaint qu'il s'ennuie parfois sur les circuits. Ce qu'il a oublié de dire, c'est que les spectateurs aussi, parfois, s'emmerdent en regardant la Formule Un. Il devrait faire du marathon au lieu de le formule un, là, au moins, on ne s'emmerde pas…

 

Toujours en F1, infliger 30 places de handicap à Alonso sous prétexte qu'il a changé de moteur, dans une course qui ne compte que 20 participants, c'est rendre impossible ce qui est impossible…

 

Bon alors Federer a encore gagné. Tout le monde est content y compris le Matin d'hier qui a consacré 9 pages à l'événement. Heureusement qu'on n'a qu'un Federer en Suisse…

 

Un ami et fidèle lecteur me signale à propos des emplettes en France: - ce n'est pas un crime de pratiquer ce genre d'achats, ce n'est que donner un coup de main à un pays très voisin et ami,  économiquement en difficultés!

Et oui, chacun voit les choses différemment…

 

 

Les belles actions cachées sont les plus estimables! (Blaise Pascal)

 

 

DAZ, alias Daniel Zurcher

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17/07/2017

198

La Chronique quotidienne de DAZ, numéro 198. Vu, entendu, eu ou lu le lundi 17 juillet 2017

 

Pour changer, récit d'un lecteur du Sud et néanmoins ami. Depuis longtemps, les pays scandinaves ont légalisé la vente du cannabis. Au même titre que l'alcool et le tabac, l' "herbe" fait partie des produits librement accessibles, et des Etats qui ne sont pas "faux-culs" tolèrent ce que la société consomme. Aux dernières nouvelles, il n'y pas plus de drogués en Hollande et en Suède qu'en Colombie. Timidement, la Suisse suit la voie. Lors d'un récent séjour à Genève, j'ai observé une affichette à l'entrée de nombreux magasins proposant des cigarettes au cannabis. Un grand distributeur helvétique s'est un petit peu fait taper sur les doigts au Tessin en proposant ce produit dopant. Mais ne cachons pas la merde au chat! Ainsi, ce matin, je rentre dans une épicerie bio vendant de tout. Il n'est pas dix heures et la surface est déjà pleine de clients. Je demande haut et fort à la gérante: "Avez-vous des protège-slips? ". Dix paires de "zyeux" se retournent vers moi, observent le silence pendant une fraction de seconde et éclatent de rire. Trente minutes plus tard, j'entre dans une pharmacie. Même topo, la foule et quand arrive mon tour, haut et fort: " Bonjour, avez-vous des capotes et des seringues?". Le moment de silence dure deux fractions de seconde, puis les quidams en quête des médicaments de leur ordonnance éclatent de rire. Un quart d'heure plus tard, les flics arrivent. Ils me placent en comparution immédiate et me conduisent chez le premier Juge d'Instruction qui ne fait pas le pont du 14 juillet. Le type en a visiblement ras-le-bol de toutes ces conneries d'histoires de chiens écrasés qui s'amoncellent sur son bureau, d'autant plus que sa femme est en train de cuisiner un bœuf en daube et qu'il meurt de faim. Et ça tombe bien! Et de préciser: - Monsieur le Juge, les couches sont destinées à enrober mes souris d'agneau lorsque je les saisirai dans de l'huile bouillante afin qu'elles ne croûtent pas, les capotes enfermeront le jus et éclateront à température idéale et les seringues me permettront de piquer la viande pour qu'elle ne s'assèche pas". Le Juge se gratte le menton. Je perçois des gargouillis dans son estomac. Il se veut dubitatif, mais son jugement est rendu. Le magistrat saisit son téléphone: "Chérie, ton bœuf en daube, ce sera pour demain. Aujourd'hui, nous allons déjeuner chez un récalcitrant ".

Note de l'auteur: il est vrai que j'habite non loin de Marseille, mais il est également vrai que cette histoire est presque vraie.

 

Santé et bon appétit!

 

 

DAZ, alias Daniel Zurcher

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