02/06/2018

No 153

Les ECHOS de DAZ # 153

 

La grande nature peut être de grand réconfort, mais elle exige de ses usagers un respect de tous les instants! (Doric Germain)

 

Suivi par hasard sur TMC jeudi soir, un reportage sur un tournoi de tennis réservé aux anciennes gloires de ce sport quelque part dans le Sud de la France. Il s'agissait de la finale où un "senior" de 88 ans a battu un "jeunet" de 82 ans. A la fin de la rencontre un journaliste a posé la question suivante au plus vieux. - vous avez gagné une demi-finale hier soir, complètement "crevé" et le lendemain, vous remportez encore la finale, comment avez-vous fait pour vous remettre en forme si rapidement, à votre grand âge? Et le vainqueur de préciser: - ben hier soir après le match, j'ai bu un verre de Sangria, un demi-Pastis et un pichet de rosé et tout s'est bien passé aujourd'hui! C'est bien vrai que les vieux ne connaissent pas les boissons réconfortantes énergétiques et autres chimies comme Isostar ou Red Bull... Un p'tit coup et ça repart!

 

Suivi quelque peu le tournoi de tennis de Roland Garros/Paris sur 2 chaînes de télévision. Toujours fervent défenseur de la langue française, ai constaté à nouveau les épouvantables termes de ce sport. Pourtant, le tennis est une adaptation du jeu de paume, et ce dernier jeu était bien français. Alors pourquoi utiliser l'anglais quand le français passerait si bien?

 

Quelques exemples: il y avait "break" qui se dit bris ou brèche au Canada et maintenant on a trouvé "debreak" qu'on dirait tout simplement en français, contre-bris ou contre-brèche. Pour "bye"m, exemption va très bien. "Let" se dit outre atlantique filet et "lob" est une chandelle. Et encore un "passing shot" est un tir passant. Prize money devient aussi dotation. "Set" égale manche et "smash" c'est un coup d'écrasement.

 

M'enfin, la lutte contre les anglicismes demeure un sacerdoce quasi irréalisable. Le français disparaîtra un jour comme le latin et le grec ont disparu et il n'y aura plus que l'anglais, ou qui sait, le chinois...

 

Sur ce, excellente fin de semaine à tous mes lecteurs.

 

DAZ, alias Daniel Zurcher

02 juin 2018

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01/06/2018

No 152

Les ECHOS de DAZ # 152

 

Avec une fête de charité ou toute autre cérémonie, il ne faut pas troubler les cités tranquilles! (Alphonse Allais)

 

C'est le premier juin 2018, donc c'est le jour commémoratif du débarquement des troupes confédérées au Port Noir à Cologny. C'est une belle cérémonie et si vous ne l'avez jamais fréquentée, il est temps de combler cette lacune. 17h45. Qui plus est, pour les pique-assiettes, il y a un joli buffet offert la le Conseil d’État en fin de cérémonie... Qu'on se le dise!

 

Selon la conseillère nationale verte Lisa Mazzone, la Suisse est le premier pays d'Europe en matière de suicides par arme à feu. Il y a lieu de préciser toutefois que la Suisse n'est pas dans l'Europe au sens politique et statistique du terme et que les suicides n'ont rien à voir avec les armes à feu. Celui qui veut disparaître, il disparaît avec un fusil ou sans. Ce ne sont pas les armes à feu qui créent le désir de suicide, ça ne sont que des moyens. Et il y en a beaucoup d'autres. Pour plus de détails, vous interrogerez quelques mécaniciens de locomotives des CFF qui vous expliqueront dans le détail ce qu'est un accident de personne, combien de temps ça bloque le train, et souvent les autres, et que la Suisse est détentrice du record de suicides par chemin de fer puisqu'elle en compte un tous les trois jours. Si la Miss Mazzone veut supprimer les armes, qu'elles supprime aussi les chemins de fer... Dont acte!

 

Jamais été fan de Zinédine Zudane, l'entraîneur du Real Madrid triple vainqueur de la Coupe d'Europe en 3 ans, surtout après son fameux et mémorable coup de boule, mais chapeau à ce Monsieur. Après avoir vaincu 3 années de suite au plus haut sommet, il quitte son club pour laisser la place à d'autres, censés apporter des changements. Quand on voit tous ceux qui s'accrochent dans leur boulot ou dans a politique, ça fait plaisir de voir un gars qui décroche au sommet de sa gloire... Bravo et merci Monsieur Zidane!

 

Le président français Emmanuel Macron est venu à Genève hier pour aller inaugurer le Château de Ferney-Voltaire rénové. Il a été reçu par une délégation genevoise à Cointrin après un voyage en avion. Il aurait du déclarer dans son discours: - pour des raisons écologiques, il eût été préférable que nous vinssions à Genève en TGV mais le risque d'être en retard ou de ne point venir eût été trop grand... Ainsi, j'ai placé mon imparfait du subjonctif et Macron a niqué son peuple français qui souffre terriblement de ces grèves de la SNCF...

 

Belle fête du premier juin!

 

DAZ, alias Daniel Zurcher

01 juin 2018

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31/05/2018

No 151

Les ECHOS de DAZ # 151

 

 

Le but de l'économie n'est pas le travail mais la consommation! (Alfred Sauvy)

 

Carouge Tours, mardi, 17h00, en attente du bus TPG # 41. Passe devant moi un handicapé sur sa chaise roulante motorisée à relative grande vitesse. Étonné, je me dis, ben machin il va drôlement vite. Par la suite, le trottoir fait un angle droit que prend le véhicule, mais vu sa vitesse, tout son chargement, soit deux cornets de commissions tombent et le trottoir se couvre de yoghourts, petits suisses, fromage frais et autres denrées liquides périssables. Bref, la totale! Le gars arrête son véhicule et les passagers qui attendaient le bus se précipitent pour ramasser ses affaires, tentant de tout remettre dans les cornets. Mais le quidam nous dit: - faut pas remettre dans les cornets, foutez tout dans la poubelle juste à côté. On peut être handicapé et avoir le porte-monnaie solide!

 

A l'arrêt TPG #11, Queue d'Arve direction Bout du Monde, il y a un magnifique abribus mais pas de banc. Quid? Comme la pluie est plus rare que la fatigue, un banc serait préférable à un toit, non! Renseignement pris aux TPG, c'est la Ville de Genève qui s'occupe des abribus. Alors on attendra debout...

 

Puisqu'on est dans les TPG, restons-y! Bus 41, à l'arrêt Tours de Carouge, monte un jeune homme soigné, beau mec, bien habillé, propre qui s'assied en face de moi. Il est coi et ne dit mot. Puis quelques arrêts plus tard, le quidam se met à taper fortement, rapidement et non-stop au moins 100 fois contre la paroi du bus. Tiens, bizarre, me dis-je! Et soudainement il s'est mis à crier et à répéter au moins deux cents fois: - t'es un fainéant, travaille correctement, t'es un fainéant, travaille correctement. J'en ai donc déduis qu'il n'avait pas ou plus la lumière à tous les étages. Nous n'étions plus que les deux dans le bus comme passagers. A l'arrêt Millière, je suis descendu par l'avant et le machiniste à qui j'ai dit au revoir m'a répondu: - au revoir, oh là là, vous me laissez seul avec ce dingue! J'ai presque eu pitié de lui...

 

Un petit imparfait du subjonctif pour terminer: il eût mieux valu que nous nous assissions pour assister à cette rencontre!

 

Belle journée à chacun et courage pour certains!

 

 

DAZ, alias Daniel Zurcher

31 mai 2018

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