26/02/2019

No 057

Les ECHOS de DAZ No 057

 

La plus haute tâche de la tradition est de rendre au progrès la politesse qu'elle lui doit et de permettre au progrès de surgir

de la tradition comme la tradition a surgi du progrès. (Jean d'Ormesson)

 

Tout fout le camp! Une lectrice et néanmoins amie fait signe à propos de notre belle langue française.

Le temps les a effacés. Très exactement: 10 % des mots qui figuraient dans le Nouveau Dictionnaire de la langue française de Pierre Larousse, publié en 1856, ont disparu du Petit Larousse 2018. Comment l'expliquer?

La société évolue et, tout naturellement, sa langue aussi. Des pratiques apparaissent, d'autres s'évanouissent. À chaque époque son idiome. La France rurale n'est plus celle d'autrefois: ainsi s'en vont des mots comme aborner, soit mettre des bornes à un champ, ânée, la charge d'un âne ou encore, auner, mesurer à l'aune. Des métiers ont disparu: le gaufreur, ouvrier qui gaufre les étoffes, par exemple. Des objets, qui nous paraîtraient bien insolites aujourd'hui, ne sont plus: l'affinoir, l'instrument pour affiner le chanvre, le lin, l'aplatissoir, une sorte de cylindre pour aplatir le fer.

Délaissés par l'usage, ces termes continuent pourtant d'exister. On les retrouve au détour d'une phrase inscrite sur la page jaunie d'un vieux livre. Ou alors, au détour d'une conversation étonnante. Ils flottent, attendent d'être récupérés et compris. Les reconnaîtrez-vous? Pas sur, tout fout le camp!

 

Histoires de bus et de tram TPG: utilisé à 3 reprises la lignes 18 ce lundi après-midi. Lors du premier voyage, il y avait un musicien qui était plus enclin à encaisser la monnaie que de jouer mal de son instrument. Lors du 2ème transport, il y avait une mendiante qui barjaquait comme une mourante, mais avec insistance. Et finalement, dans le troisième déplacement, il y avait un mec qui vendait des journaux dont j'ignorais l'origine. Que j'aurais fait un quatrième voyage que j'aurais trouvé un mec qui vendait des Mc Do... Il. faut vraiment de tout pour faire le monde des TPG.

 

On embête les flics qui roulent trop vite avec leur bagnole de Police en cas d'urgence. Bien, si j'étais un des leurs, je roulerais à 50 kmh, normalement en m'arrêtant aux feux de circulation et aux passages protégés ce qui laisserait du temps aux cambrioleurs de finir d'emballer leurs affaires, aux gangsters de bien dévisser les bancomats et aux trafiquants de bien terminer leurs ventes de drogue. Et tout le monde serait content... Emmerder une flic qui vole au secours de la population lésée, c'est vraiment débile, non!

 

Depuis hier matin, les vacances sont finies. Beaucoup de visages sont bronzés après une semaine au soleil et dans le neige, mais beaucoup de visages sont aussi stressés et mécontents d'aller bosser ou de se rendre à l'école... C'est la vie!

 

 

DAZ alias Daniel Zurcher

26 février 2019

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25/02/2019

No 056

Les ECHOS de DAZ No 056

 

Quand on ne sait pas où on va, la vitesse de déplacement ne compte plus! (Cees Nooteboom)

 

Plusieurs agents de Police ont été punis par la justice pour excès de vitesse suite à des interventions d’urgence. Certes, il faut parfois rouler vite pour intervenir rapidement, mais mettre en danger autrui comme c'est souvent le cas pour aller arrêter un "dealer" ou mieux dit un trafiquant de drogue qui sera de toutes façons relâché le soir même, ça n'est pas vraiment utile...

 

Un ami lecteur me transmet quelques pensées suite à l'affaire des sacs plastic:

Quand je suis entré dans la vie professionnelle, le slogan était “better things though chemistry”, remplacé plus tard par “better living through science” ou quelque chose comme ça quand l’intérêt des affaires allait plutôt vers les life sciences. Excuse-moi de tous ces anglicismes (je suis le contraire de notre conseiller fédéral qui a dit “I can English understand, mais je préfère répondre en français pour être plus précis”; note bien qu’il se trahit déjà en ne disant pas “I can understand English”, ce qui aurait été correct).

 

La technologie nous a apporté beaucoup de progrès sur tous les plans notamment depuis la fin de la 2e guerre mondiale. N’empêche que tous ces matériaux “plastiques”, qui aujourd’hui sont dans le focus négatifs, en font partie, et s’en passer aujourd’hui n’est tout simplement plus pensable. D’ailleurs, il y en a beaucoup de ces matériaux de haute qualité qui font partie intégrante de machines, comme par exemple des “acetal resins”. Et même le polyéthylène bon-marché a prouvé son utilité, ne serait-ce que pour le ramassage des crottes de chien (dont je m’affranchis avec fierté, mais dont beaucoup de propriétaires mal éduqués ne semblent pas encore avoir compris la nécessité). En le condamnant à cause des “sacs en plastic” on fait fausse route, tel ce journal genevois qui a prétendu que ces sacs ne servait qu’à une seule fois, “entre le  supermarché et le  domicile”. Un prétexte facile tel que l’on a l’habitude des Verts qui me font voir rouge dès que je les entends. A l’époque où lors de nos achats on recevait encore des sacs en plastic à la Migros et la Coop, nous les avons toujours utilisés comme sacs de déchets de ménage. Aujourd’hui, nous devons acheter des sacs expressément fabriqués à cet effet, plutôt chers et à usage unique. Et on ne signale pas assez que la plupart de ce plastics sont recyclables.

 

Nous ne voulons quand même pas revenir au temps où on emballait tout dans du papier de journal! En Suisse, dès qu’on croit voir un problème, on veut réglementer et interdire. Interdire la distribution gratuite de sacs en plastic va à l’encontre du commerce libre, que j’ai cru serait garanti par la loi, et l’effet sera exactement comme tu l’as décrit. Le dindon de la farce sera le consommateur, puisque vendre un sac en plastic pour 5 centimes (alors que le prix coûtant est d’environ 3 cts) est toujours plus intéressant pour le vendeur que de dépenser 5 fois plus pour un sac en papier à fournir gratuitement au client à titre de service. Au lieu de mieux informer et éduquer, on se trompe une nouvelle fois de cible. Comme il a raison, l'ami...

 

 Un autre ami lecteur qui connaît mon amour pour notre belle langue me signale un mot qui ne me concerne pas vraiment mais qui m'était inconnu: - athazagoraphobie… Vous connaissez? Non plus! Il s'agit de la peur d'être oublié. On apprend tous les jours quelque chose.

 

DAZ alias Daniel Zurcher

25 février 2019

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24/02/2019

No 055

Les ECHOS de DAZ No 055

 

J'ai connu un temps où la principale pollution venait de ce que les gens secouaient leurs tapis par la fenêtre! (Gilbert Cesbron)

 

Il semblerait que les Autorités de la République et Canton de Genève veulent interdire la distribution gratuite de sacs en plastic dans toutes les surfaces commerciales de la Ville et du Canton. C'est certainement une très bonne décision, mais pourquoi toujours interdire, ce qui signifie contrôle, Police, amendes, etc, alors qu'avec un peu de bon sens, d'abnégation et de collaboration, nos Autorités devraient arriver à convaincre les commerçants sans règlement comminatoire et désagréable. Et donner une amende à un commerçant qui continuera de donner des sacs gratis pro Deo ne fera pas diminuer la quantité de plastic qui salope notre bas monde. Qui plus est, si un tel règlement est mis en vigueur, les commerçants se rebifferont et vendront les sacs en plastic à CHF 00.05 ou CHF 00.10 et la loi aura donc aucun effet parce que d'aucuns se foutront pas mal de payer quelques centimes pour un sac.

 

Les belles sorties de nos télévisions, samedi RTS 2, 10h00 environ par le colonel brigadier Marius Robyr, ancien chef de la patrouille des glaciers et président du comité d'organisations des courses de skis à Crans-Montana à la suite d'un bug, ou mieux dit en français d'une punaise dans le chronométrage effectué par Longines: - je ne v ais pas me gêner de dire deux mots aux chronométreurs de Longrines, ça vous pouvez en être sûr! Un brigadier, militaire professionnel de surcroît, même à la retraite devrait savoir qu’avant que de gueuler, il faut savoir de quoi il s'est agi, comme le lui a si bien fait remarquer le journaliste qui l'interviewait...

 

Les dernières votations fédérales et cantonales ont eu lieu le 10 février 2019. Nous sommes le 24 février et il y a encore pas mal d'affiches à ce sujet sur les panneaux publicitaires de notre belle Ville de Genève. On se demande parfois pourquoi ces affiches demeurent si longtemps placardées? Peut-être que dans ce domaine, il faudrait un règlement!

 

Sur ce, excellent dimanche et bon début de semaine!

 

DAZ alias Daniel Zurcher

24 février 2019

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