La DAZette du 25 avril 2020

La DAZette du  25 avril 2020

 Laissez-nous mourir comme nous voulons! (André Comte-Sponville)

C’est une opinion qui contraste dans la symphonie actuelle autour du coronavirus et du confinement. André Comte-Sponville, philosophe français, déplore qu’on sacrifie les jeunes au détriment des personnes âgées, la liberté sur l’autel de la santé.

Réouverture des écoles

Je n'arriverai jamais à comprendre pourquoi une grand-maman ne peut pas voir ses petits-enfants alors qu'une institutrice, grand-mère elle-même à 4 reprises peut à 62 ans continuer d'enseigner dans une classe de 20 bambins de 8 ans? Cherchez l'erreur?

Lu dans la Tribune de Genève, ce matin:

Pâques au balcon,

Juillet aux Grisons!

et pour beaucoup ça sera même:

Pâques au balcon,

Juillel au Lignon!

Des corneilles

Reçu d'un ami du Sud; toi qui aime bien les corneilles.

Rentrant l'autre jour de la boulangerie, j'observe à quelques pas devant moi un hérisson poursuivi assidument, à moins de 30 cm., par une corneille qui cherchait à lui piquer les pattes arrière. M'approchant à moins d'un mètre, je dis à la corneille: "Laisse-le maintenant, dégage!"

Il a fallu que je me manifeste plus ostensiblement en bougeant les bras pour qu'elle se retire un peu, mais avec peine. Le petit hérisson, lui, ne semblait pas trop s'en faire. Un peu plus loin, il s'enfile sous les feuillages, observé tant que faire se peut par la corneille. Environ 5m. plus loin. quand il ressort de l'autre côté, elle le rejoint et le harcèle  à nouveau, reprenant son manège...

Comme quoi, même chez les corneilles, il y a des enquiquineuses… Et oui, et je connais des amis à l'Est qui les trouvent même emmerdeuses par leur babillement, leur corbinemernt, leur craillement, leur criaillemenr, leur croaillement, leur  croassement et leur graillement.

Mais dans tout ça, il faut dire que les hérissons bouffent les gentilles limaces, les corneilles mangent les hérissons, que les buses et les faucons se régalent des corneilles. Les aigles et les hiboux adorent les buses et les faucons, et Crhis Mc Sorley aime bien son aigle du GSHC aux Vernets, quand il n'y a pas confinement. C'est la vie!

 

Confinement

Un autre ami du Sud me disait récemment: Quand le confinement sera levé et qu'il faudra aller manger ou faire de petits gueuletons avec tous les amis, les parents, les connaissances et les copains/copines qu'on n'a pas pu voir pendant des semaines, je vais facilement reprendre les 10 kilogrammes que j'ai perdus pendant la présence du Covid-19.C'est la vie!

Pas encore le corona virus, mais alors, ascenseur, lapsus!

Mercredi 15 avril, 22h00, retour de balade canine. Fatigués, on prend l'ascenseur. J'appuie sur 5 et la machine démarre. Elle monte de quelques mètres et s'arrête, nette. Puis la lumière s'éteint. Pas de panique, je sors mon portable pour y voir clair et j'appuie sur les boutons de la commande. Rien ne se passe. Le bouton alarme est alors enclenché et fonctionne. Ca sonne fort, surtout dans l'ascenseur, mais aucun des 45 locataires de la montée ne se bouge. Je me réfère alors à la petite plaquette, mais elle est gravée en gris sur de l'alu gris et autant dire qu'un mal-voyant n'y voit rien. Le chien n'apprécie pas du tout et moi de moins en moins. Qui plus est, la cabine est pratiquement étanche et la respiration devient difficile. Nouvelle tentative de sonnerie, rien ne bouge.

Il devient donc urgent d'agir et avec l'appui de ma canne blanche, d'un autre appui dorsal, j'arrive avec peine et force à ouvrir la porte intérieure. Ouf, un léger appel d'air se fait par la cage et les respirations reprennent. Reste à ouvrir la porte principale, verrouillée par un gros bidule. L'ascenseur est petit, heureusement, et m'appuyant contre la paroi arrière, en poussant la porte de toutes mes forces avec mes deux pieds, j'arrive à la faire sauter. Reste à sortir, parce que l'ascenseur n'est pas à niveau, mais le chien saute et moi aussi, tant bien que mal.

On prend alors l'autre ascenseur, parce qu'il y en a deux dans cette montée pour rentrer définitivement chez nous et je me sers un cognac bien mérité.

Pour éviter tout accident, j'appelle la maison "Schindler" qui répond 24 heures sur 24 pour annoncer le cas. Une charmante dame me demande si je ne me suis pas fait mal et me dit qu'un "monteur" va me rappeler, ce qu'il fit quelques minutes plus tard. Ce matin, l'ascenseur est toujours en panne et à chaque étage, il y a une information de non-fonctionnement.

Plus de peur que de mal, mais sans savoir-faire décuplé par la psychose, on y laissait notre peau, en tous cas, la mienne.

Echapper au coronavirus jusqu'à présent, c'est bien, mais se faire descendre par un ascenseur, eût été un hiatus!

Moralités:

1/Je ne suis pas un portable-maniaque, mais désormais, je le prendrai toujours avec dans l'ascenseur.

2/J'ai inscrit le numéro d'appel de secours de Schindler et la référence dans les adresses de mon portable.

3/La régie m'a dit qu'on pouvait aussi appeler le 118, donc il faut un appareil téléphonique. C'est la vie!

 

DAZ, alias Daniel Zurcher

(La DAZette paraît irrégulièrement)

 

 

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