La DAZette du 19 septembre 2021

La DAZette du 19 septembre 2021

 

La parole n'est pas nécessaire pour exprimer ce qu'on a sur le cœur? (Mime  Marcel  Marceau)

 

Gay pride ou fierté gaie

Oui, fierté gaie est la traduction officielle de gay pride.

En balade avec mon guide, samedi passé, vers midi et 13h30 entre le Jardin botanique et la Place Bel-Air, je me suis étonné du peu de bruit qu'il y avait sur les quais Wilson et du Mont-Blanc. Certes le revêtement de ces rues venait d'être refaits, mais il n'y avait pas de voiture et passablement de motos de la Police. Profitant d'un arrêt au glacier en face de l'Hôtel Kempinski devenu subrepticement Fairmont Grand Hotel Geneva,  je demandai à un serveur pourquoi il n'y avait pas de voiture sur les quais? Et il me dit en souriant derrière son masque: - mais c'est Gay Pride! J'ai beaucoup d'intérêts pour beaucoup de choses, mais la fierté gaie, je m'en fous comme de ma première chaussette. Et de poursuivre notre bonhomme de chemin tout en me disant que je rencontrais pas mal de gens un peu drôlement nippés. En intermède de marche à pied, nous prîmes la Mouette reliant le quai du Mont-Blanc au Molard. Et c'est alors que des gens commencèrent d'affluer de toutes parts, tous plus bariolés les uns que les autres et certains même en très petites tenues. On était à contre-sens parce que le cortège partait du Quai Wilson, je pense et donc on les voyait bien.

Content d'arriver à Bel-Air et de fuir ce flux de "LGBTQ+" pour (Lesbiennes, Gays, Bi-sexuels, Trans-sexuels, Queer - qui veut dire en français dans le texte, bizarre, allosexuel ou altersexuel - et + pour les futurs hurluberlus qui inventeront une nouvelle catégorie. On l'avait échappé belle.

Et le soir sur les réseaux et autres télévisions ou le lendemain dans la presse, quand j'ai vu que 30'000 personnes de ces genres avaient longé les quais et le Pont du Mont-Blanc, je me renforçai dans ma pensée profonde et remarquée depuis fort longtemps que notre civilisation est bel et bien en voie de disparition, comme le furent les civilisations égyptiennes ou romaines il y a fort longtemps. Il ne reste qu'à espérer que la prochaine sera meilleur…

 

RacisMasque

En balade entre le Petit-Saconnex et le Grand, on traverse le lieudit Le Marais, havre de paix ombragé, tranquille et peu peuplé. Passant très souvent par cet endroit, la coutume veut que mon guide et moi fassions une pause. On y arrive, le seul banc est occupé par deux dames âgées, un peu comme mo. On s'arrête, on dit bonjour poliment et on précise: - vous permettez qu'on s'asseye un instant, il y a suffisamment de place?  La réponse fuse: - oui, mais on s'en va car vous n'avez pas de masque! Mais je vous en prie, Mesdames, restez, il n'y a aucune obligation de porter un masque en se baladant à l'extérieur que je sache! Et la discussion se solda ainsI. -on ne veut pas risquer le COVID en restant près de vous, vous êtes douteux! Je savais que dans la vie il y a des cons, des vieux cons, mais je pensais que les dames âgées étaient sensées. Maintenant je sais qu'il y a aussi de vieilles connes!  Dont acte!

Si ça continue ainsi, il y aura bientôt des guerres civiles à cause des restrictions du Général  Berset, et comme me le faisait remarquer un ami du Sud, et qu'il a entendu sur une radio: - LE SANG DES NON-VACCINÉS EST L'OR DE DEMAIN! 

 

COVID-19 encore

Or donc, maintenant, ce sont les restaurateurs qui jouent aux flics, aux Sécuritas ou aux contrôleurs en réclamant des certificats QR aux clients. C'est la nouvelle mode imposée par le Conseiller fédéral Berset dont une pétition pour qu'il démissionne circule.

Alors au début de la panico-pandémie, on a mis des appareils pour distribuer du liquide désinfectant avec des gardes-chiourme qui contrôlaient et qui ont disparu maintenant. A Balexert, on devait même se désinfecter les mains plusieurs fois dans le centre…

Puis on a mis des lignes par terre tous les 150 cm pour que les gens n'entrent pas tous en même temps dans les magasins. Ca a été supprimé.

Ensuite, on a compté les visiteurs dans les grands établissements et posé des appareils avec des lumières vertes et rouges. Maintenant, ils ont disparu.

Dans les bus, les trams et les trains, il y avait des agents qui désinfectaient les poignées, les sièges, les boutons d'arrêt, les barres pour se tenir. Vous en avez encore vus actuellement.

Alors, le cirque du pass et du certificat COVID avec un QR disparaîtra aussi prochainement comme toutes les autres mesures.

Et dans l'état, on ne peut plus aller dans un restaurant si on n'est pas vacciné, mais on peut aller acheter des fruits, des légumes, et tout le tintoin dans les Migros, COOP, Denner, Aldi, Lidl et autres sans vaccin et autour des étals, des dizaines de chalands choisissent leurs affaires. Alors là, le COVUID ne circule pas.

Ah, non, on ne touche pas à ces grands détaillants, commerçants et autres supermarchés, parce qu'ils sont bien plus puissants que Gastrosuisse ou l'association des cafetiers-restaurateurs. Le fric, toujours le fric, encore le fric!

Il suffit d'attendre et de ne pas paniquer pour l'instant. Tout reviendra normal quand toutes les poches de la chimie seront bien remplies!

 

Education

Bus 3, arrêt Servette, midi environ, monte une dame avec une poussette et dedans un bambin d'une année et demi environ. Le petit a un cornet de chips sur les genoux et mange à satiété. La maman lui enlève le cornet. Le garçonnet se met à pleurer, mais la dame lui dit non, à crier, mais la dame lui dit non, à hurler, mais la dame lui dit non, etc. Depuis le moment où j'ai commencé à compter, la scène s'est produite 18 fois. (dix-huit).

Et la maman a redonné le cornet de chips à son enfant à la dix-neuvième scène. Si à 18 mois, un gamin maîtrise sa mère, à 18 ans, il va la tuer…Plutôt que d'emmerder les gens avec des pass COVID, on ferait mieux d'apprendre aux parents à éduquer leurs enfants.

 

Balayeur des rues

oh pardon, technicien de surface.  Il y en a encore dans la Ville de Genève, comme au 18ème siècle, sauf que maintenant, ils ont un uniforme fluo orage et jaune et sont visibles de très loin. Dans le quartier du Petit-Saconnex, le technicien attitré qui doit être espagnol ou portugais est un type sympa qui s'arrête chaque fois qu'un piéton lui dit bonjour et échange le bout e gras, comme on dit. Bonjour Mosieu, commet ça va?, c'est sec maintenant mais il va pleuvoir, etc. etc. Puis soudain, il s'adresse à mon chien-guide et lui dit: -tu veux un biscuit? Mon guide ne parle pas encore, mais comme il comprend tout, il regarde attentivement l'employé communal qui ouvre alors le coffret situé entre les deux battants du tombereau et tend un biscuit pour chien à mon chien qui n'en demandait pas plus. Et la scène se reproduit environ 2 fois par semaine. Mon chien est content et le balayeur encore plus.

Mais tous les techniciens de surface de la Ville de Genève sont habillés de la même façon, et il arrive parfois que le préposé au quartier soit malade ou en vacances et remplacé par un collègue. A peine mon guide aperçoit un tel balayeur qu'il s'arrête devant lui et donne nettement l'impression de quémander un biscuit. Mais tous les techniciens n'avaient pas de biscuit pour chiens et la déception du mien est alors grande dans ce cas. Mais, bizarrement, les employés ont du se donner le mot, et maintenant, tous ont des biscuits pour chiens dans leur tombereau, au grand plaisir de mon chien. C'est la vie de chiens…

 

Les gens âgés

Quand on habite près d'une résidence pour personnes âgées et encore d'un EMS (Etablissement Médicio-Social) et qu'on se balade très souvent dans les parcs alentour avec un chien-guide, et qui plus est qu'on est guère plus jeune que les personnes concernées, le contact s'établit très facilement avec les vieillard(e)s qui déambulent aux mêmes endroits souvent avec des "Rollator" ou des déambulateurs, et les discussions démarrent et fusent.

L'autre jour, une gentille dame s'approche de nous, nous parle de chiens, de la Résidence, des menus, de la météo et de la maladie et précise soudain qu'elle est victime de la DMLA (Dégénérescence de la Macula Liée à l'Age). Puis elle ajoute: - certes, je ne suis pas encore aveugle comme vous, mais je suis plus vieille.  On ne demande pas l'âge d'une dame. Comme appris dans des écoles militaires de renseignement, je lui réponds: - vous savez Madame, je ne sais pas l'âge que vous avez, mais, moi, j'ai 80 balais ou presque, alors je ne dois pas vraiment être très éloigné de vous. Et comme d'habitude, cette affirmation fait bondir et elle me sort gaiement: - mais, moi, j'ai 92 ans et dans un pays chaud, je pourrais être votre père!

J'ai osé lui préciser: - oui, d'accord, mais dans un pays très chaud! Elle s'est mise à rire, elle était ravie et sur ces entre-faits, nous nous en allâmes.

Mais le parc est immense, plein de sentiers, de petits chemins, de coins et de recoins, tant et si bien que nous nous rencontrâmes environ un quart d'heure plus tard. Et là, la gentille dame me dit: - est-ce que je peux vous inviter pour un café au restaurant de la Résidence?

Pareille invitation ne se refuse pas surtout quand on n'a rien à faire d'autre que de se balader. Mais je dus préciser que n'étant pas vacciné, je ne pourrai boire le café que sur la terrasse du restaurant. Et la dame me répondit du tac au tac malgré son grand âge: - mais je suis bien habillée, on ira sur la terrasse, ce que nous fîmes.

 

Le plus grand danger de la circulation

ne se trouve pas en voiture, ni sur les autoroutes, mais bel et bien sur les pistes cyclables et chemin pour piéton sans partage d'aire de circulation. (signal 2.63.1)

Avec l'augmentation des cycles, tandems, triporteurs, trottinettes, et autres engins roulant souvent à 50 kmh ou plus, la situation est devenue intenable, dangereuse et le risque d'accidents est immense. Il y a par ailleurs des accrochages et des engueulades tous les jours entre cyclistes ou autres engins et les piétons, les rollators, les déambulateurs, les chaises roulantes, les poussettes, chacun pensant qu'il est prioritaire. Il y a aussi lieu de tenir compte des chiens qui sont attachés à des longes et qui créent un danger tout aussi important.

Sir certains parcours, il y a plus de 2'000 vélos qui circulent sur ces tronçons, tous les jours ouvrables et parfois même des coureurs cyclistes les samedi et dimanche. C'est devenu un TGV cycliste avec des piétons au milieu qui ont peur.

Il faut que les autorités, s'il y en a encore quelque part, agissent le plus rapidement et suppriment ces voies en les remplaçant impérativement par  des pistes cyclables et chemin piétonnier avec des séparatifs. (Signal 2.63), ou alors, il faut remettre les vélos électriques qui foncent à des vitesses souvent plus importantes que les voitures sur les chaussées prévues à cet effet. Il en va de la survie des piétons et il vaudrait mieux ne pas attendre des catastrophes avant que d'intervenir. Gouverner, c'est prévoir, et là, l'exemple est clair. Que les Autorités réagissent avant qu'il ne soit trop tard!

 

Après cette longue chronique, beau dimanche à tous et belle semaine!

 

DAZ alias Daniel Zurcher

La DAZette parait irrégulièrement, mais en principe le dimanche. 

Lien permanent 0 commentaire

Les commentaires sont fermés.